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Expertise et savoir-faire Cegedim Santé
Evolution de la pratique médicale

La révolution populationnelle

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Temps de lecture : 5 minutes

L'édito du Dr Eric Jarrousse

En juin et juillet, nous avons vu comment les logiciels de gestion de cabinet se sont adaptés à l’évolution des pratiques des professionnels de santé puis abordé la façon dont les outils de ces logiciels de gestion pouvaient être un puissant support de facilitation de la Coordination des Soins entre ces mêmes professionnels de santé.

Lorsque, dans une autre vie, j’exerçais ce beau métier de médecin généraliste, j’ai ressenti rapidement le besoin d’informatiser mon cabinet. C’était en 1984 ! Les logiciels candidats n’étaient pas très nombreux, j’avais néanmoins fini par en trouver un qui correspondait à peu près à mes besoins. Il m’avait fallu deux ans de recherche ! Étais-je trop exigeant ? Pourtant, aujourd’hui, mon cahier des charges de l’époque me semble bien dépassé… Alors, qu’est ce qui a changé ? Je veux dire dans la façon dont on prend en charge un patient. Rien, me direz-vous. Et, selon un certain point de vue, je vous donnerai raison.

La révolution populationnelle qu’est-ce que c’est ?

En près de 40 ans, les techniques d’investigation de la maladie ont certes bien évolué, mais le dialogue singulier reste le même. J’entends, par là, la façon dont on aborde le patient individuellement. J’exclue bien sûr le fait que le patient d’aujourd’hui, avec les moyens d’information (et de désinformation !) dont il dispose, n’est plus tout à fait le patient d’hier (voir mon édito de juin). Parallèlement à cela, les logiciels de gestion ont considérablement enrichi les outils mis à disposition du professionnel de santé pour suivre le patient tout au long des soins qu’il va lui prodiguer.

Mais, du fait de la démographie médicale déclinante, de l’accroissement et du vieillissement de la population, les personnes à soigner sont plus nombreuses et souffrent, en général, de plusieurs pathologies en même temps. Corrélativement, la santé représente un coût (même si elle n’a pas de prix…) et s’établit en France à plus de 11% du PIB. Enfin, comme nous l’avons évoqué en juillet, pour tout un tas de motifs, le professionnel de santé a de moins en moins envie d’être seul pour prendre en charge un patient. Ces trois raisons suffisent à elles seules pour expliquer que la prise en charge d’un patient doit souvent être aussi collective et coordonnée. 
Difficile d’imaginer une coordination des soins sans règles. Travailler ensemble suppose l’adoption de modèles communs, d’objectifs partagés. En structure pluri-professionnelle (ESP, CDS, MSP, CPTS...), les modalités de la coordination représentent l’essence même du Projet de Santé. Ce qui nous amène aux indicateurs. Ils sont nécessaires pour évaluer la performance. Quel vilain mot quand on parle de santé, non ? Et pourtant, cette évaluation est nécessaire si on veut évaluer la pertinence d’un process de soin choisi ensemble, et constamment empiéter sur la marge de progression. Sans évaluation cette progression reste empirique et source de désaccords.

Une évaluation difficile ?

Évaluons donc. Mais comment ? Patient par patient ? Trop fastidieux. Il nous faut donc prendre un peu de hauteur sur tout ça. Un peu comme un contrôleur du ciel dans sa tour (vous n’en verrez jamais sur le tarmac !), tâchons d’avoir une vision globale, un tableau de bord général de tous les patients concernés. C’est exactement ce qu’est l’approche populationnelle.

La statistique populationnelle présente, au minimum, un double avantage : elle se construit à partir des données réelles de tous les patients concernés et donne donc des tendances véritables, et elle est superposable, du fait du grand nombre de dossiers inclus, à ce que l’on cherche à faire sur un territoire. Analyser un dossier seul n’a de valeur que pour le patient concerné, ça marche ou ça ne marche pas, mais les raisons du succès ou de l’échec sont individuelles et probablement peu extrapolables. Analyser tous les dossiers en même temps donne des informations consolidées sur les différentes strates de patients, ceux qui sont traités et ceux qui ne le sont pas, ceux pour lesquels le traitement est efficace et ceux pour lesquels les résultats ne sont pas ceux attendus… Au global, en mode populationnel vous obtenez de vraies orientations sur la performance des process et des indications sur la façon dont vous pouvez les améliorer. Et, en complément des données cliniques populationnelles, ce tableau de bord vous fournira aussi les indicateurs pour la ROSP et l’ACI. Double « effet kiss cool ».

Tout ceci vous semble trop abstrait ? Alors, voyons quelques exemples issus des logiciels de gestion de cabinet Cegedim Santé.

Avant de plonger dans le populationnel, il faut bien sûr que le suivi de chaque patient soit possible. Par exemple, l’un des écrans de surveillance de la Dyslipidémie. Il contient les données cliniques : les complications athéromateuses, les informations concernant l’éventuel diabète associé, l’hypercholestérolémie et les données biométriques et biologiques ainsi que des précisions sur le tabagisme concomitant. Un deuxième onglet donnera accès au calcul intégral du RCV (Risque cardiovasculaire) prenant en compte toutes les données utiles, l’intégralité des données du bilan lipidique, les antécédents cardiovasculaires, l’état rénal, le diabète et ses complications.

 

 

Une fois que les données individuelles ont été constituées, chacune contribuant bien entendu au suivi précis du patient considéré, il est temps de voir ce que cela peut donner en vision populationnelle.
Une première partie nous fournit la répartition des patients par niveau de RCV et les indicateurs correspondant de la ROSP.
Une deuxième partie permettra « d’éclater » les différentes strates de populations.

Un simple double-clic sur n’importe quelle zone colorée permet, au sein de chaque graphique, d’obtenir la liste des patients concernés. Le lien entre l’individuel et le populationnel est ainsi réalisé !

Que l’on se rassure, il n’y a rien de compliqué dans tout ça. Les outils sont là, simples à mettre en œuvre et à utiliser au sein des logiciels Cegedim Santé. Ah, si j’avais eu ça en 1984 !