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Expertise et savoir-faire Cegedim Santé

La santé a-t-elle pris son virage numérique ?

médecin consultant son agenda en ligne
Temps de lecture : 7 minutes

L'édito du docteur Jarrousse

E-santé : un bénéfice ou une contrainte ?

Dès sa mise en place, en 2018, le programme MaSanté 2022 promettait une intensification du numérique en Santé. Une vraie gouvernance de la e-santé se mettait enfin en place (DNS, ANS), des projets structurants étaient annoncés (Service d’Accès aux Soins, Ségur de la Santé, Mon Espace Santé). Parallèlement, les pouvoirs publics commençaient à prendre conscience de l’extension des déserts médicaux jusqu’au cœur de nos villes et de la nécessité de libérer la télémédecine de ses carcans expérimentaux.

Cegedim Santé se doit de cerner au mieux vos besoins en matière de e-santé pour vous servir demain mieux qu’hier. Et ceux qui en parlent le mieux c’est vous.

 Dans votre vision de professionnels de santé, la e-santé est-elle une alliée ou un inévitable passage obligé ? Est-elle source de bénéfices ou, au contraire, occasionne-t-elle une surcharge de travail ? 

Depuis des dizaines d’années, nous inventons de nouveaux outils avec le seul objectif de simplifier votre quotidien, de vous apporter le « bénéfice », la « cerise sur le gâteau », celle qui fera passer le mieux possible les évolutions réglementaire et la nécessité d’élargir encore et encore le métier du professionnel de santé avec de nouvelles tâches.

Il y a des moments où il est bon de revenir aux fondamentaux, de se poser les vraies questions, ou plutôt de vous poser les bonnes questions. C’était tout l’objet de l’enquête ouverte qui a eu lieu cet été et à laquelle nombre d’entre vous ont accepté de répondre. Et, à bien des égards, les réponses n’étaient pas aussi prévisibles que ça. Ah, j’allais oublier : on a tout de même remarqué que les 3 confinements de 2020/2021 ont changé bien des choses à votre perception de la santé numérique !

Découvrir l'étude 

Comment la profession est-elle représentée aujourd'hui ?

Il n’a échappé à personne que la profession avait encore un peu de mal à se rajeunir, notamment chez les médecins. Une lueur d’espoir est apparue dans la pyramide des âges de l’étude démographique du CNOM ( Conseil National de l’Ordre des Médecins ), en 2020 (ci-dessous) : pour la première fois depuis longtemps, la base de cette pyramide se rélargissait un peu, signe que nos jeunes commencent à revenir (du moins chez les médecins généralistes) !

 

pyramide de l'âge et du genre des médecins en France
Atlas 2020, tome 2, "Approche territoriale des spécialités médicales et chirurgicales".

 

Deuxième élément notable sur cette représentation : le métier se féminise de plus en plus. Sur la tranche des trentenaires, il y a deux fois plus de femmes que d’hommes !
Première de nos questions : les jeunes professionnels de santé ont-ils une vision de leur pratique identique à celle qu’en ont leurs ainés ? Eh bien, pas tout à fait, celle-ci diffère sur plusieurs points.

Dans quelle structure les jeunes diplômés souhaitent-ils exercer ?

À moins de 39 ans, l’exercice mixte est 5 fois plus répandu qu’au-delà de 60 ans. On exerce en cabinet à 89% mais pas seulement.
Dans cette même gamme d’âge, 17% des jeunes médecins exercent dans un désert médical. À 60 ans, ils ne sont plus que 4%. 

Dans ces conditions, est-il nécessaire d’imposer aux jeunes générations de s’y installer ?

La tendance à exercer ou à vouloir exercer en structure pluri professionnelle va dans le même sens : à moins de 40 ans, plus d’un médecin sur deux (56%) souhaitent exercer en MSP, CDS, ESP, CPTS. Particulièrement s’ils sont dans un désert médical où ce souhait grimpe à 69%.

Sans surprise, cette fois-ci, 70% des jeunes professionnels de santé estiment avoir une bonne connaissance de ce qu’est le « numérique en santé », alors que ce niveau baisse à 52% au-delà de 60 ans.

Mais 1/3 des professionnels de santé estime avoir une médiocre connaissance de ce « numérique en santé ». Nous y reviendrons plus loin.
Continuons le tour d’horizon des attentes de nos jeunes praticiens : 33% d’entre eux placent en priorité la nécessité de gagner du temps. 81% des professionnels de santé reconnaissent que le numérique peut leur permettre un gain de temps mais 44% seulement en sont complètement convaincus.

Les besoins d’amélioration de la « coordination » et de la « prise en charge des patients » arrivent ex-aequo, en deuxième position, à 16% des réponses. Signe que le manque de temps est une pression quotidienne pour les médecins. Ils sont néanmoins 83% à reconnaitre que le numérique peut-être un précieux outil dans la coordination des soins.
 

Comment est accueilli la téléconsultation et la gestion des RDV en ligne auprès des professionnels de santé ?

Pour être franc, tenant compte de ce qui précède, nous nous attendions à ce que les jeunes professionnels de santé soient plus au fait des nouvelles pratiques de la Télémédecine que leurs anciens. Que nenni ! L’écart est loin d’être monumental mais il est réel : 50% des jeunes professionnels de santé sont équipés d’une solution de Téléconsultation alors qu’à plus de 60 ans, ce taux grimpe à 52% et même à 53% lorsque le sexagénaire intervient dans un Désert Médical.

La tendance s’inverse pour ce qui concerne le service de prise de RDV en ligne : 72% des jeunes professionnels de santé l’utilisent quotidiennement alors que les plus âgés ne sont que 57%. Divers facteurs peuvent intervenir pour les séniors, l’habitude, bien sûr, la volonté de ne pas élargir sa clientèle, l’impression que ça va compliquer la vie des patients, eux-mêmes séniors et peu à l’aise avec l’outil numérique ? On pourrait épiloguer… Personnellement, malgré mon âge, je trouve tellement simple de pouvoir prendre rendez-vous sur internet. Mais je ne suis peut-être pas totalement représentatif.
 

quels sont les usages privilégiés du numérique en santé ?

Le récapitulatif ci-dessous parle de lui-même. On notera tout de même que, à l’heure ou l’avenant 9 prévoit de limiter le recours à la Téléconsultation à 20% des actes pratiqués par un médecin (y compris d’ailleurs la télé-expertise) cela représentera un réel problème pour les 24% de praticiens qui y recourent quotidiennement, et encore plus pour les professionnels de santé plus âgés qui sont 33% à utiliser la Téléconsultation tous les jours.

 

récapitulatif des usages du numérique en santé
Etude CSA, "Le virage numérique en santé et la pratique pluriprofessionnelle".

 

Quels sont les axes de progrès ?

Se former prend du temps, et le temps, justement, c’est ce dont le médecin manque le plus. Dans ces conditions, on ne sera pas surpris que l’autoévaluation par le médecin de son besoin de formation reste assez élevée, particulièrement à la mi-temps de son activité, entre 40 et 59 ans où seuls 34% des professionnels de santé sont satisfaits de leur formation. Plus précisément, 51% des médecins généralistes et 67% des paramédicaux considèrent que leur niveau de formation est insuffisant.
Par ailleurs, plus le professionnel de santé est âgé et plus il exerce en structure pluripro, plus grand est son besoin d’accompagnement

En conclusion

Lorsqu’on observe l’évolution des usages du Logiciel de Gestion de Cabinet sur les dix dernières années, on s’aperçoit que celui-ci est devenu largement répandu, signe qu’il a globalement su s’adapter aux nouvelles et nombreuses contraintes de l’exercice professionnel.

Les nouveaux services tels que la Téléconsultation ont été boostés par la crise sanitaire, mais cela ne doit pas masquer la réelle marge de progrès que nous avons en matière d’accompagnement, en particulier vis-à-vis des structures pluripro.

Il faut 4 à 5 ans pour qu’un professionnels de santé qui exerçait seul auparavant adopte la culture du collectif, c’est un moment plein de belles découvertes mais aussi de mutations de toutes sortes. Plus les professionnels de santé seront accompagnés sur ces moments critiques, mieux ils adopteront les outils de la e-santé qui visent à leur simplifier le quotidien. C’est une des ambitions majeures de Cegedim Santé.

 

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